« En Marche » propose la privatisation de la Française des Jeux (FDJ)

Le Sénat français a révélé qu’il examinera en avril prochain le projet de cession des actifs de l’Etat français, la Française des Jeux (FDJ) et Aéroports de Paris (ADP).

Cette décision fait suite à l’adoption du mandat PACTE Loi, qui vise à mettre en œuvre le programme phare du gouvernement En Marche « Entreprises et Innovation », qui vise à privatiser un certain nombre d’entreprises et de services publics français.

Aux côtés d’ADP, la société nationale de gestion aéroportuaire, l’opérateur national de loterie et de paris sportifs FDJ devient la première cession d’actifs de l’Etat à être examinée par le Sénat.

Le gouvernement français détient une participation de 72% dans FDJ, avec En Marche pour objectif une vente de l’entreprise de +3 milliards d’euros, se débarrassant de toutes les actions de l’entreprise de jeux d’argent.

Néanmoins, l’opposition à En Marche a déclaré que le gouvernement français devrait maintenir une participation significative dans les deux entreprises, ce qui garantira à ADP et à la FDJ le maintien de leurs droits en matière d’emploi et de civisme.

En Marche a déjà cherché à se départir de ces deux actifs, mais on ne sait pas si le président Emmanuel Macron s’engagera pleinement dans le mandat du PACTE, car sa popularité a chuté, secouée par la façon dont En Marche a géré le mouvement des Gilets Jaunes.

L’enjeu est de taille pour le président Macron, qui entreprend actuellement une  » tournée d’écoute  » de deux mois dans les provinces françaises afin de rencontrer les citoyens mécontents de la France.

Bien que les dirigeants d’En Marche aient déclaré que le programme de privatisation donnera à l’économie française les moyens  » d’innover, de se transformer et de créer de nouveaux emplois « , plusieurs syndicats français ont menacé de faire grève si une vente en profondeur devait être réalisée.

Par ailleurs, en ce qui concerne le secteur des jeux d’argent, l’Assemblée française a déclaré qu’une vente de la FDJ ne peut être autorisée que si le gouvernement forme un nouvel organisme de réglementation qui contrôlera toutes les disciplines du jeu français.

La demande verrait En Marche prendre la décision de scinder les responsabilités de l’ARJEL, de la surveillance des services français de jeux en ligne, du ministère français chargé de la réglementation des entreprises de paris et de la surveillance des lois sur les courses hippiques par l’agriculture française.