En Marche propose de privatiser la FDJ à condition que la France remanie le cadre réglementaire des jeux d’argent

Comme prévu, le gouvernement En Marche d’Emmanuel Macron a confirmé qu’il privatisera l’opérateur public français de jeux de hasard et de loterie Francaise des Jeux (FDJ).

Cependant, la vente de la FDJ est assortie de plusieurs conditions, l’Assemblée française exigeant qu’En Marche entreprenne de restructurer le cadre réglementaire national français des jeux de hasard.

Dans le cadre d’une initiative clé du programme  » Entreprise et innovation France  » de Macron, En Marche cédera les participations du gouvernement dans un certain nombre d’actifs publics, notamment des aéroports, des gares ferroviaires et des services postaux.

Lundi, l’Assemblée française a accordé à En Marche le droit de procéder à la vente de la participation de 72% du gouvernement dans la FDJ, conformément à l’établissement de nouvelles dispositions réglementaires pour le secteur français des jeux de hasard.

L’Assemblée française a stipulé qu’En Marche ne peut vendre la FDJ que si le gouvernement crée un organisme de contrôle indépendant pour s’assurer que les nouveaux propriétaires de la FDJ respectent les normes et devoirs français en matière de collecte de fonds, de responsabilité civique et sociale.

En outre, l’Assemblée précise que la France devrait créer une nouvelle autorité de régulation des jeux d’argent, qui superviserait tous les niveaux des jeux et paris français.

Actuellement, la réglementation française des jeux d’argent est régie par trois organismes distincts, l’ARJEL contrôlant les services de jeux d’argent en ligne, le ministère des finances réglementant les activités de paris en plus de la supervision des lois sur les courses hippiques par le ministère français de l’Agriculture.

Dans sa mise à jour, l’Assemblée a demandé au gouvernement d’élaborer un cadre unifié, étant donné qu’un certain nombre d’acteurs de l’industrie française ont souffert de la  » double tutelle  » des services de paris/jeux de hasard sous licence française.

La vente de la FDJ avait été évoquée depuis un certain temps, un certain nombre de ministres considérant l’opérateur de loterie/ paris comme un bien jetable qui ne devrait pas être rattaché à l’État.

En avril dernier, des sources d’information françaises ont révélé qu’En Marche avait engagé BNP Paribas pour examiner les options stratégiques de la FDJ, si le gouvernement était autorisé à se départir de son actif de jeu.

Selon des sources d’information françaises, le gouvernement vise une vente de 3 milliards d’euros pour sa participation dans l’entreprise FDJ. Le gouvernement peut en outre choisir de conserver une participation dans une entreprise du FDJ gérée par le fonds public français APE (Agence des participations de l’État).